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20.02.2008
Littérature et politique - si, si je vous jure.
L'autre jour j'étais à la librairie.
Je cherchais un livre.
Ouais, je sais, c'est normal.
Quand tout à coup, un jeune et séduisant vendeur me demande si par hasard il pourrait m'aider dans mon choix.
Vu que le vendeur, il est justement jeune et séduisant, avec un air intellectuel qui ne gâche rien, je n'ai pas trop envie de lui dire que j'hésite entre "Un été de passions" collec "Tentation" de Harlequin et "Le Kama Sutra pour les super Nuls".
En plus, cédant à un réflexe racoleur de bas étage, j'étais justement en train de feuilleter le dernier bouquin sur la rupture de Cecilia et Nico. Le genre de truc qui contribue à approfondir ma culture générale, quoi.
Le vendeur, toujours aussi jeune et séduisant, me demande si je suis interessée par la litterature politique. Mais ses avant-bras qui replacent la pile de bouquins sur Carla, que j'avais malencontreusement déplacée m'empêchent de me concentrer sur ses paroles.
Oui, ses avant-bras (qui dépassent de sa chemise retroussée). Dans une librairie,les gens sont habillés en général, pas facile de fantasmer sur autre chose.
30 longues secondes plus tard, je réalise qu'il attend une réponse. Et là je bafouille qu'en fait, je cherchais une biographie de Pierre Mendès-France. Je ne sais toujours pas pourquoi j'ai dit ça. Mais je suis récompensée par un sourire appréciateur et très contente de ne pas avoir fait allusion à Danielle Steel.
Il s'éloigne en me disant qu'il va chercher l'escabeau. De toute façon, vu mon état de catatonie avancée, je suis incapable de bouger d'un pouce.
Quelques instants plus tard, les avant-bras reviennent avec l'escabeau. La chemise se relève légèrement, révelant un coude parfait, unique, magique, merveilleux. Un centimètre de plus et c'est l'orgasme.
Mais, voilà il a trouvé. Il redescend et sa chemise reprend sa place. Il me demande si je suis étudiante et d'un coup je le trouve encore plus beau. Nos mains se frôlent quand il me donne le livre. La simple vue de ses poignets me donne chaud, je crois que...
"Excusez-moi..." J'entends une voix féminine derrière moi.
C'est Pamela Anderson en plus jeune et beaucoup moins vulgaire. Une lueur d'intérêt s'allume dans l'oeil du demi-dieu de la librairie. "Vous auriez L"histoire de la pensée Occidentale"?
Ptain, mais c'est pas possible! Elle pourrait pas réclamer du Barbara Cartland comme tout le monde?
Oui, bien sûr mademoiselle, je vais vous le chercher. Et il lui refait le coup de l'escabeau. Je vois le regard de la fille s'attarder sur ses avant-bras. Pire que dans la pub Axe, si vous voyez ce que je veux dire.
Il me congédie d'un hâtif, "au revoir Madame, et merci".
Madame, donc. Je te rappelle qu'il y a 5 minutes, tu me demandais si j'étais étudiante et j'étais en train de me faire un film pour adultes dans ma tête juste en regardant tes poignets.
Pouffiasse de Pamela.
Commentaires
ah oui pierre mendes belle inspiration !!
Ecrit par : lili est insolente | 20.02.2008
Quoi ? Mendès France fricoterait avec Pamema Anderson ? ... merde je crois que j'ai rien compris
Ecrit par : Yann | 20.02.2008
Ma pauvre Sarmentanne, il ne te reste plus qu'à te plonger dans la lecture passionnante de ton livre !
Ecrit par : Cigale | 21.02.2008
As-tu acheté le bouquin ou bien l'as-tu reposé en rayon ?
Entre Pierre Mendés France et l'histoire de la pensée occidentale, son coeur balance ! Mais d'un côté, il y a deux gros seins et de longs cheveux blonds : alors forcément, la balance penche dangereusement, même pour les petits mignons intellos : tous les mêmes !!!
Ecrit par : Louise | 21.02.2008
lili : je ne comprends toujours pas d'ou ça m'est venu.
yann : ben évidemment, comment ça t'étais pas au courant?
cigale et Louise: ben je ne l'ai pas acheté, finalement... J'ai rien contre Mendès-France, au contraire, mais bon, là, j'étais pas d'humeur. Tous les mêmes, je confirme.
Ecrit par : sarmentanne | 21.02.2008
Peut-être que tu peux devenir une cliente assidue et affriolante? Tu me fais fantasmer avec les avants-bras, dis donc !!!
Ecrit par : fanette | 22.02.2008
faut revenir à l'ouverture. A l'heure où les pamelas dorment encore.
Ecrit par : les400clics | 22.02.2008
Faut te teindre en blonde, ma pauvre, pas d'autre solution, je te le dis...
Ecrit par : Une blonde dans la ville | 22.02.2008
fanette : ça m'a plutôt donné envie de déserter cette librairie, en fait
400 clics : le problème c'est que contrairement aux Pamela, à cette heure-là, je bosse.
une blonde dans la ville : pas question, même sous la torture, ou alors faudrait aussi que je teigne mes sourcils.
Ecrit par : sarmentanne | 22.02.2008
Quelle aventure ,j'imagine ..le beau libraire ,les pensées grandissantes et qui ..plouf ! retombent à cause d'une bimbo venue d'on je ne sais ou .C'est peut être aussi qu'il ne connaissait pas bien Mendès France ,essaye avec un autre et retourne y quand même dans cette librairie ,tôt le matin quand les belles dorment encore ...n'en reste pas là ..on attend la suite .
Ecrit par : Jeanne | 22.02.2008
Moi, j'y retournerais dans cette librairie... remarque, tout ça pour une histoire d'avant-bras !
Ecrit par : xavier | 24.02.2008
jeanne : non, j'vais plutôt aller à la charcuterie du coin!
xavier : ben quoi, les avant-bras, c'est un concept d'avenir!
Ecrit par : sarmentanne | 24.02.2008
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