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  <title>sarmentanne</title>
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  <updated>2008-07-06T18:01:42+02:00</updated>
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      <author>
        <name>sarmentanne</name>
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      <title>Amour, passion, récréation</title>
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      <updated>+01:00</updated>
      <published>2008-07-06T17:45:00+02:00</published>
                      <summary>  L'autre jour, en rendant visite à mes parents, je suis tombée par hasard...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://sarmentanne.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;L'autre jour, en rendant visite à mes parents, je suis tombée par hasard sur une photo. Celle de quelqu'un qui sans le vouloir a joué un très grand rôle dans ma vie. Martin Luther King? Ben non. Sarah Jessica Parker ? Non plus. Mon premier petit ami, en fait. Cette photo m'a remis en mémoire un (énième) épisode peu glorieux de ma vie sentimentale qui, avec le recul, a énormément influé sur ma façon de voir les choses (et les hommes) aujourd'hui.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je vous situe l'intrigue : un lycée, une ado pas trop boutonneuse et un peu trop sûre d'elle (moi), un jeune garçon beau comme un astre (enfin c'est ce que je pensais à l'époque, je suis beaucoup moins affirmative depuis que j'ai revu la photo) et une foule d'autres lycéens.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Premier acte, le jour de la rentrée en 1ère :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alors que je suis en train de discuter avec ma meilleure amie de l'intérêt comparé des extensions de cheveux par rapport aux permanentes, (déjà à l'époque...) le temps se fige -exactement comme dans une publicité pour déodorant - et je le vois au moment où il renvoie un ballon par dessus un filet de voley-ball. 15 ans plus tard, je m'en souviens encore, ce fut ma première expérience du coup de foudre. Le cours de l'année a changé en un instant. Une seconde plus tôt je n'étais qu'une simple lycéenne dont l'intérêt principal était passer des heures au téléphone avec ses copines, tout en faisant croire à ses parents qu'elle se préparait sérieusement au bac de français. L'instant d'après, je n'étais plus concentrée que sur un seul objectif : devenir sa petite amie, c'était mon destin ou j'en mourrais (ben oui, qu'est-ce-que vous voulez j'avais lu trop de romans Harlequin). Passons sur les trésors d'ingéniosité qu'il a fallu déployer, les pots-de-vin qu'il a fallu débourser (j'ai du céder mon fer à friser ultra-puissant à un groupe de filles vénales pour qu'elles acceptent de me le présenter) pour faire enfin sa connaissance. Et comme par définition, le lycéen n'est pas discret, il est inutile de préciser qu'avant même de me connaître, il savait déjà que je vénérais la trace de ses pas dans la poussière. N'importe qui vous dirait que je n'était pas là en situation de force et n'importe qui aurait raison.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Acte II, le réfectoire, quelques semaines après :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je suis en train d'hésiter entre Charybde et Scylla, à savoir des pâtes carbonara spongieuses ou des brocolis d'une bizarre couleur moutarde quand un plateau se pose à côté du mien. Quand je lève les yeux, je rencontre son regard vert : &quot;C'est toi Sarmentanne? Je peux m'asseoir avec toi?&quot; Vous connaissez certainement cette sensation, je ne parlerai pas de bonheur, mais uniquement parce que j'ai peur d'employer ce mot. Le jeune homme en question se révéla au premier abord conforme en tous points à l'image que je m'étais faite de lui. Il était sympathique, raisonnablement intelligent et très sportif, ce qui à l'époque était encore un avantage à mes yeux. Quelques jours plus tard nous étions ensemble et l'existence se résumait pour moi aux interclasses, aux récréations et aux samedi après-midi avec lui.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Acte III, les choses se gâtent&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Après quelques semaines de relations sans nuages, le jeune homme en question devint brusquement de plus en plus critique à mon égard : &quot;T'es coiffée comme la prof de maths (une sorcière aux cheveux plats et gras) &quot; , &quot;et l'épilation c'est un luxe inutile?&quot; , &quot;tu nages vraiment comme un sous-marin échoué (il avait le génie des comparaison originales, rendons-lui au moins cela) et le pire de tout, un jour où je lui demandais de m'expliquer une équation incompréhensible &quot;en fait t'es juste&amp;nbsp;mignonne de loin, mais quand on te connaît on s'aperçoit que tous les détails clochent&quot;. Autant vous avouer qu'après cette charmante mise au point sur mon physique et mon caractère, je ne me suis plus jamais regardée de la même façon.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Acte IV, je me fais virer&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il faut avouer que je prenais très au sérieux mon rôle de serpillière. Les réflexions désagréables m'atteignaient certes, mais jamais au point de me décider à m'en aller. Je serrais les dents en me récitant des passages de &quot;Amour Gloire et Beauté&quot; et autres &quot;Santa Barbara&quot; dont j'étais nourrie à l'époque. Je me comparais aussi à Mme de Rênal ou à Mme de Tourvel, bref, j'étais une héroïne souffrante et ça me convenait parfaitement. Je n'avais pas compris que ses attaques étaient une stratégie pour me faire dégager au plus vite. Fidèle à une technique masculine éprouvée depuis des siècles, il n'avait pas le courage de me larguer et donc s'ingéniait à me rendre la vie impossible pour que je m'en aille au plus vite. Il n'avait pas compté avec ma constance dans l'effort. Voyant que je restais désespérément obtuse, il finit par prendre son courage à deux mains et me quitta sans la moindre explication.&lt;br /&gt; Inutile de vous dire que j'ai mis des mois à m'en remettre, et j'ai presque réussi L'année suivante, j'ai eu l'outrecuidance de sortir avec quelqu'un d'autre mais ça ne lui a pas plu. Il a donc revendiqué sa propriété, pour me larguer de nouveau quelques mois après. Pas tout à fait la fin que j'espérais pour mon roman Harlequin perso. Au moins, j'aurai pu jouer les héroïnes bafouées à loisir, ça aurait été dommage de passer à côté de ce rôle de composition.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Acte V, ou comment j'en ai tiré quelques leçons édifiantes :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 1- Quant un homme vous fait une réflexion désagréable sur votre physique ou votre intellect il peut y avoir deux raisons :&lt;br /&gt; - il cherche à établir sa supériorité à vos dépens&lt;br /&gt; - il a peur que vous vous rendiez compte de ses propres insuffisances et attaque le premier. Fuir dans les deux cas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2- Les histoires d'amour finissent mal en général. D'ailleurs Mme de Tourvel, elle&amp;nbsp;morfle aussi à la fin du livre. Et une confiance en soi mise à mal met des années à se réparer. D'ou l'intérêt de ne jamais jouer les serpillières même lorque l'on est très amoureuse. Fuir donc dès qu'un balai-brosse se pointe à l'horizon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3-Ne plus jamais demander d'aide pour les équations. C'est peut-être pour ça que j'ai eu 2 en maths au bac. en revanche, au bac de français, j'ai du commenter Les Liaisons Dangereuses. Et là, croyez-moi, je savais de quoi je parlais.&lt;/p&gt; 
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      <author>
        <name>sarmentanne</name>
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      <title>Back to the future</title>
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      <updated>+01:00</updated>
      <published>2008-06-27T18:52:51+02:00</published>
                      <summary>  Depuis quelques semaines, j’ai, à défaut de guitare, le clavier qui me...</summary>
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           &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: 'Trebuchet MS'&quot;&gt;Depuis quelques semaines, j’ai, à défaut de guitare, le clavier qui me démange. Je croyais me taire à jamais et&amp;nbsp;me de&amp;nbsp;contenter venir lire les contributions des autres, mais mon naturel bavard reprend le dessus. A moins que ça ne soit mon naturel exhibitionniste, mais je ne m'étendrai pas là-dessus aujourd'hui; ça ferait désordre, juste le jour de mon come-back.&lt;/span&gt;&amp;nbsp; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: 'Trebuchet MS'&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: 'Trebuchet MS'&quot;&gt;Le silence, c'est très surfait, donc. &amp;nbsp;Mais si j'ai disparu quelques semaines, mes préoccupations n'ont pas changé. Et bien que je sois atterrée par la crise du pouvoir d'achat ou par la hausse de prix du brut, je vous avoue quand même que mon principal souci ces jours-ci tourne autour du choix de la date des soldes dans mon département.&amp;nbsp;&amp;nbsp;Ou encore de la meilleure façon de&amp;nbsp;perdre du poids sans rompre les relations diplomatiques avec la marque Cadbury. Que du lourd, donc, puisque c'est l'expression consacrée, &amp;nbsp;Que voulez-vous on ne se refait pas, et si je suis superficielle, je me console en me disant que&amp;nbsp;j'ai au moins le mérite de le revendiquer. Mais cessons-là ces remises en question inutiles, aujourd’hui nous allons parler d’un petit bijou de la haute technologie, ou comment je me suis fait avoir une fois de plus par le marketing. Le petit bijou en question répond au nom de Wii Fitness.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: 'Trebuchet MS'&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: 'Trebuchet MS'&quot;&gt;Dans un accès de faiblesse, l’année dernière, je m’étais laissée convaincre d’acheter la console Wii de Nintendo. Mais comme en général le simple&amp;nbsp;mot&amp;nbsp;de Mariocart me donne envie de m’enfermer dans le placard de l’entrée, je n’en attendais pas grand-chose. Deux télécommandes, et des jeux au design qu’on peut qualifier de pauvret sans craindre l’euphémisme. Je n’aime ni le ski, ni le golf ni le bowling ni le tennis, (je suis une chieuse, oui, mais j’assume), donc cette console à priori n’était pas faite pour moi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: 'Trebuchet MS'&quot;&gt;Jusqu’au jour où j’ai découvert la Wii Fitness.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: 'Trebuchet MS'&quot;&gt;Au cas où vous auriez quitté la planète ces six derniers mois, le principe est le suivant&amp;nbsp;: le joueur se place sur une sorte de balance connectée avec la console. Cette balance enregistre les mouvements du corps et les reproduit sur l’écran. Donc lorsque le joueur se penche sur la droite en levant un pied et en mettant ses mains sur sa tête, il voit, outre le fait qu’il a perdu toute dignité, sa position sur l’écran de sa télé. Par le biais de toute une série d’exercices (yoga, step, aérobic ou gymnastique) la balance calcule sa progression, sa prise ou perte de poids et l’amélioration de sa forme physique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: 'Trebuchet MS'&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: 'Trebuchet MS'&quot;&gt;Cet ensemble de jeux est avant tout destiné aux sportifs du vendredi 13. Sous ce vocable peu engageant, je regroupe une catégorie de la population d’une importance non négligeable et qui se reconnaîtra dans les critères suivants&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: 'Trebuchet MS'&quot;&gt;- Ceux qui voient le sport comme une nécessité pour rester en forme et non comme un plaisir.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: 'Trebuchet MS'&quot;&gt;- &amp;nbsp;Ceux qui n’ont aucune envie d’aller transpirer dans des salles de sport en exhibant des bourrelets disgracieux dans des ensembles synthétiques ultramoulants. Ni de se faire traiter de tous les noms quand ils auront perdu le rythme d’un cours de step.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: 'Trebuchet MS'&quot;&gt;-Ceux qui ont&amp;nbsp;ressentent le besoin irrépressible&amp;nbsp;de faire de l’exercice à 23h30 et que 1) les salles de sport sont fermées 2) il est impossible d’aller courir dans le parc d’à côté sous peine de subir toutes sortes d’infamies à visée sexuelle et/ou lucrative. Oui, ça arrive, les jours ou l'on a mangé particulièrement lourd, ou ceux où l'on vient se se faire larguer, au choix.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: 'Trebuchet MS'&quot;&gt;Bref un créneau porteur, celui des femmes qui traquent en permanence le kilo en trop mais qui n’ont ni l’envie ni le courage de se lancer dans un entraînement physique trop sérieux. Une façon de faire du sport sans en faire et de se donner bonne conscience en plus, bref tout bénef pour mon petit égo surdimensionné.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: 'Trebuchet MS'&quot;&gt;Ben vous savez quoi, la Wii, c’est trop bien. Et pourtant, fidèle au principe selon lequel on n’aime que ce qui nous réussit, je devrais détester. Parce que je suis une quiche en gymnastique (incapable de faire trois série d’abdos sans vomir), une pauvresse en yoga (trop raide, d'ailleurs je m’en étais aperçue en testant quelques positions du Kamasutra) et une handicapée en aérobic. Si l'on rajoute le côté moralisateur bien-pensant - eh oui, la machine donne aussi des leçons de morale du genre &quot; &amp;nbsp;faites-vous assez attention à vos amis en ce moment? &quot;, ou &quot;êtes-vous bien sûr que vous avez besoin de perdre du poids?&quot;, l'ensemble serait susceptible de finir ses jours beaucoup plus tôt que prévu, dans un bac de tri sélectif. Mais&amp;nbsp;non. Je monte religieusement sur ma petite balance et n'ai plus aucune honte à courir en cercles concentriques autour de ma table basse.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: 'Trebuchet MS'&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: 'Trebuchet MS'&quot;&gt;Oui, je sais, je me suis encore fait avoir. &amp;nbsp;Mais j'ai acheté la première jupe de ma vie&amp;nbsp;en taille 36. Imaginez la sensation de victoire qu'a dû ressentir Frison-Roche quand il est parvenu au sommet du Mont Blanc. Eh bien Frison-Roche, c'est moi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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      <author>
        <name>sarmentanne</name>
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      <title>Mais ça sert à quoi un blog?</title>
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      <published>2008-04-08T22:11:18+02:00</published>
                      <summary>  Bonne question. C'est d'ailleurs parce que je n'ai pas trouvé de réponse...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://sarmentanne.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;Bonne question. C'est d'ailleurs parce que je n'ai pas trouvé de réponse satisfaisante que je déserte ces pages en ce moment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a du pour et du contre. Quelle trouvaille me direz-vous, et vous en tirerez certainement la conclusion que je suis une fille dont l'intellect surpuissant n'a d'égal que sa capacité à vider son compte en banque dans les boutiques de fringues. Vous aurez raison, d'ailleurs mais là n'est pas la question.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En fait depuis quelques longues semaines je me demande si ça vaut le coup de continuer ou pas. La crise existentielle du bloggeur du dimanche en quelque sorte. Mais comme ma décision n'est pas encore prise, autant vous expliquer les raisons de mon manque d'assiduité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand j'ai commencé ce blog, j'étais poussée par une envie d'écrire, qui ne m'a pas quittée d'ailleurs. Depuis que je sais tenir un crayon, la rédaction a toujours été ma matière préférée. Alors que mon cerveau buggait misérablement sur les divisons à un chiffre, je n'avais aucune difficulté à décrire mon chien où à raconter une journée au zoo. Je trouve d'ailleurs que les maîtresses de l'école primaire manquaient singulièrement d'imagination quant au choix des sujets de rédaction, mais bref. J'ai toujours adoré lire, aussi bien Fantômette que Flaubert et ceci explique peut-être cela. Plus tard, quand il s'est agi de rédiger des dissertations, j'ai toujours fait illusion, pas à cause de la profondeur de mes raisonnements, mais parce que je savais écrire en français. Et j'ai toujours, jusqu'à ce que je décide d'ouvrir ce blog, entretenu la douce illusion que j'étais douée pour ça.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sauf&amp;nbsp;qu'en fait, pas du tout. &amp;nbsp;Et c'est justement le problème.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En bref, je me suis rendu compte qu'il existait des milliers de gens qui, en plus de savoir écrire en français, avaient l'outrecuidance de le faire avec beaucoup plus de talent que moi. Et croyez-moi, le fait d'être confronté à sa propre nullité, ça vous achèverait n'importe quel légionnaire. Et comme je suis plutôt antimilitariste...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne faut pas se comparer aux autres me direz-vous. C'est vrai. Un blog est une démarche personnelle et non une compétition forcenée. Tout à fait.&amp;nbsp; Mettre un terme à quelque chose que l'on aime sous le simple prétexte que d'autres le font mieux est une preuve d'égoïsme, d'inconstance, de manque de confiance en soi, bref toutes sortes de choses qui me caractérisent complètement.&amp;nbsp;Je le reconnais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En plus, passé l'euphorie des premiers moments, il faut bien admettre que la blogosphère a un petit côté&amp;nbsp; &quot;club privé&quot;, assez agaçant. Elle est constituée de communautés auxquelles il est de bon ton d'appartenir, et malgré l'anonymat, le personnage que l'on se forge au fil des posts devient une sorte de prison dont il est difficile de sortir. Si l'on ajoute à cela, le boulot, la fatigue et la paresse, la décision est vite prise d'arrêter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme je suis lucide, à défaut d'autre chose,&amp;nbsp; je me rends parfaitement compte que ma décision d'arrêter ou non n'influencera en rien le cours du Dow Jones. Le but n'est pas non plus de me la jouer misérabiliste genre &quot;je suis nulle et je le sais&quot; pour attirer des commentaires encourageants. La prochaine fois que j'écrirai, je vous conterai à nouveau mes déboires dans les cabines d'essayage, ce sera certainement plus divertissant. Mais bon,mettez-vous à ma place, se rendre compte à trente ans que l'on est pas Flaubert, c'est tout de même un sacré traumatisme!&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trois ou quatre bonnes années d'analyse devraient suffire. J'en parle à mon psy et je reviens.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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